Chikungunya, les vampires de l’Océan Indien – Île de la Réunion

Posté le Jeudi 25 février 2010

Quand on évoque le chikungunya, qu’on appelle ici le « chik » ici, le traumatisme est encore profondément ancré dans le coeur des habitants de l’île. Entre le début de l’année 2005 et le milieu de l’année 2006, une épidémie de cette maladie virale transmise et véhiculée par les moustiques a sévi à la Réunion, déchaînant les passions des médias français. 

 

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La maladie apparaît en juillet 2004 aux Comores. Le premier cas enregistré à La Réunion date du 22 février 2005. Le préfet de l’époque estime que la maladie est bénigne et que l’hiver austral aura raison du moustique vecteur de transmission de celle-ci. Mais fin novembre, on recense déjà 4.500 personnes contaminées. Elles sont plus de 6.000 fin décembre, ce qui représente déjà le quart des arrêts de travail enregistrés sur l’île (certaines entreprises auront d’ailleurs du mal à s’en relever).

 

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Le 8 janvier 2006, le bilan s’élève à 7 122 cas, un nombre qui augmente jusqu’à atteindre 10.383 cas officiels pour 50.000 officieux le 189 janvier. On atteint ensuite 30.000 cas le 27 janvier d’après les estimations de l’Institut de veille sanitaire. Le 24 janvier 2006, la DRASS confirme la mort de six personnes induite par le chikungunya. Au 3 mars de la même année, on compte 186.000 cas de la maladie et 93 décès directs ou indirects, avec un âge médian de 78 ans. Rappelons que la population de l’île est d’environ 700.000 personnes.

 

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Si la maladie sévit beaucoup moins qu’en 2006, elle est toujours présente dans l’Océan Indien. Plusieurs moyens de l’éviter :

  • Brûler de la toile de jute servant aux marchandises
  • Brûler des spirales 
  • Éviter les insecticides (risque de résistance du moustique)
  • Faire attention aux moustiques aux abords des jardins, au lever et au coucher du soleil

  • Porter des vêtements clairs et longs
  • Utiliser des sprays répulsifs
  • Ne pas laisser de l’eau sale dans les vases
lareunionmaurice @ 10:48
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Piments farcis au thon

Posté le Jeudi 25 février 2010

Temps de préparation : 45 minutes

Difficulté : 1/3

Prix : 1/3

 

Ingrédients pour 4 personnes :

500 g de gros piments

500 grammes de thon

125 g de farine

1 dl d’eau

Oignons verts

Sel, poivre

 

1. Fendre les gros piments en deux pour enlever les grains. Attention, s’il reste un grain, ca piquera. Egalement, ne portez pas vos mains à vos yeux après avoir évidé les piments, cela risquerait de piquer.

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2. Emiettez le thon. Salez, poivrez.

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3. Remplissez les piments évidés avec le thon préparé.

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4. Préparez une pâte en mélangeant la farine, l’eau, les oignons verts. Ajoutez-y des petits piments écrasés si vous souhaitez que le plat soit épicé. Mélangez l’ensemble des ingrédients pour obtenir une pâte lisse. Ajoutez de l’eau si ce n’est pas assez liquide et de la farine si c’est trop liquide.

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5. Trempez les piments farcis dans la pâte préparée.

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6. Faîtes cuire les piments dans une huile chaude jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Attention, ne restez pas trop près de la poèle lors de la cuisson des piments farcis, l’huile chaude peux vous atteindre et vous brûler. Evitez donc que les enfants soient à proximité lors de la cuisson.

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7. Dès la fin de la cuisson, posez les piments farcis cuits sur une feuille de sopalin pour enlever l’excédent d’huile.

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8. Préparez une salade de dés de tomates, coupés très finement, et posez les piments farcis dessus.

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lareunionmaurice @ 9:44
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Attention, requins méchants – Île de la Réunion

Posté le Mercredi 24 février 2010

Depuis 1980, 24 attaques mortelles ou blessantes de requins ont été recensées à l’île de la Réunion, ce qui en fait l’endroit au monde le plus touché par ces violentes attaques.

- 38 % d’entre elles concernent des surfeurs, bodyboardeurs et véliplanchistes

- 33 % des baigneurs et pêcheurs à pied

- 24 % des chasseurs sous-marin

- 5 % des plongeurs avec bouteilles.

Ne rentrent pas dans ces chiffres quinze cas de prédations considérées comme posthumes, c’est-à-dire d’attaques sur des personnes mortes noyées. Il n’est pas exclu, cependant, que certaines de ces victimes aient été dévorée de leur vivant.

 

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Pour les baigneurs qui respectent la baignade dans les eaux protégées par la barrière de corail, le risque est pratiquement nul. Pour les aventuriers, il faut rappeler que les attaques de requins concernant l’île de la Réunion se font principalement à une profondeur moyenne de 4,5 mètres et à une distance des côtes de 35 mètres, dans les eaux troubles de préférence, à proximité de ravines ou de rivières.

 

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En effet, le relief de l’île est entaillé de nombreuses et profondes ravines où vont s’entasser des ordures ménagères (sans commentaire). Le problème est que ces ravines drainent l’eau pluviale, emportant avec un débit sporadique tous les déchets organiques (cadavres d’animaux domestiques, reliquats de nourriture…) et tous les organismes comme les crapauds, les lézards ou les escargots piégés par ces débits torrentiels jusqu’à la mer. Cet apport va créer en quelque heures les bases potentielles d’une chaîne alimentaire. Dans les eaux troubles, chargés de particules minérales et organiques après de fortes pluies, des attaques sur l’homme sont dès lors possible et s’expliquent de façon logique. 

 

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Quand les six sens des requins captent et analysent la situation présente, la réponse de l’animal est en relation avec son environnement. La morsure étant un des moyens de défendre son territoire ou alors de se procurer à manger. Un nageur, surfeur, véliplanchiste entraîne des perturbations dans  le milieu, qu’elles soient visuelles, sonores, odorantes ou tactiles. Ces agressions ne sont pas dirigées contre l’homme, elle le sont en prévision d’une éventuelle attaque à leur encontre, d’une défense de leur territoire ou tout simplement d’un simple prélèvement alimentaire, geste vital et primitif. Le problème est que la puissance de ces animaux fait que chaque attaque sur l’homme conduit à des dégâts considérables.

 

lareunionmaurice @ 5:35
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Marie-Luce Penchard, un penchant pour la Guadeloupe – Île de la Réunion

Posté le Mercredi 24 février 2010

Les Réunionnais sont sous le choc. Il y a quelques jours, leur ministre de tutelle, celle qui est censée les représenter et les défendre devant les hautes instances de la République a eu, à l’occasion d’un meeting de campagne, des propos pour le moins blessants à leur égard. « Ça me ferait mal de voir cette manne financière [l'enveloppe de 500 millions d'euros destinée à l'Outre-mer] quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, au bénéfice de la Réunion, au bénéfice de la Martinique. Même si je vis en métropole, mon cœur est ici et restera ici, et je n’ai envie de servir qu’une population, c’est la population guadeloupéenne ! », a-t-elle déclaré. Des propos jugés inadmissibles, et pour cause : la secrétaire d’État est en charge de tout l’Outre-mer.

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Hasard du calendrier, nous étions en Guadeloupe lors du remaniement ministériel de 2009 et de la nomination de Marie-Luce Penchard à la tête du secrétariat d’Etat à l’Outre-mer. Sur l’île, cette décision avait été source de polémiques au sein du parti présidentiel, puisque la députée guadeloupéenne UMP Gabrielle Louis-Carabin rendit sa carte au parti, estimant que Marie-Luce Penchard serait « pire que sa mère » (Lucette Michaux-Chevry est actuellement sénatrice de Guadeloupe, et ne fait pas l’unanimité parmi les élus UMP de l’île).

Peut-on excuser, ou du moins comprendre, ces propos ? Il en ressort deux idées :

1. On comprend un peu mieux ses propos quand on sait que Marie-Luce Penchard, désignée tête de liste UMP pour la circonscription Outre-mer aux élections européennes de juin 2009, a été battue à plates coutures par son adversaire socialiste, ne rassemblant dans son propre département que 23,20 % des suffrages ! Il lui faut (re)conquérir le coeur des Guadeloupéens. Pas gagné…

2. On pourrait également excuser ses propos, sachant que Marie-Luce Penchard est la première ultra-marine à occuper cette fonction. C’est du moins en ce sens que sa nomination a été présentée par le gouvernement, soucieux de rompre avec la tradition en la matière. Pourtant, un certain Gratien Candace, lui-même ultra-marin et député de la Guadeloupe, n’a-t-il pas déjà exercé la fonction ministérielle, plusieurs décennies plus tôt, comme sous-secrétaire d’État aux Colonies (ancienne dénomination du ministère de l’Outre-mer) ? Dommage, car cette excuse aurait peut-être permis d’expliquer sa difficulté à se positionner au sein de l’Outre-mer. Un autre l’a fait avant elle.

Moralité : à chacun de se forger une opinion. A la Réunion, tout le monde est unanime. Qu’en pensent-ils, à votre avis ? Inutile de lire une chronique politique de deux mille lignes pour le savoir…

lareunionmaurice @ 4:42
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L’étrange Monsieur Vergès – Île de La Réunion

Posté le Vendredi 19 février 2010

En métropole, on connaît surtout son frère, le très médiatique Jacques Vergès, avocat des causes perdues. A La Réunion, la célébrité de la famille Vergès, c’est Paul, son frère jumeau.

Né en 1925, il s’engage très jeune dans les mouvements communistes et anticolonialistes. Sa jeunesse est marquée par une condamnation pour le meurtre de l’adversaire politique de son père en 1946, suivie d’une amnistie. Une « affaire » qui, un demi-siècle plus tard, reste un mystère et qui continue d’alimenter les conversations sur l’île.

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Son parcours politique est impressionnant. Successivement député, puis sénateur, il est actuellement président du conseil régional de La Réunion. A l’âge de 84 ans, il a annoncé durant notre séjour sa volonté de rempiler et de conduire la liste du parti communiste réunionnais à l’occasion des prochaines échéances électorales. Une longévité qui agace ses adversaires politiques. 

Ses travaux sont pourtant très appréciés des Réunionnais. La route des Tamarins, inaugurée en 2009, a permis de désengorger le trafic de la côte ouest. Le projet tram-train, qui permettrait à l’île de se doter d’une véritable infrastructure ferroviaire, est l’enjeu des prochaines élections régionales.

lareunionmaurice @ 16:59
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Le pliage des samousas

Posté le Vendredi 19 février 2010

Temps de préparation : 5 minutes (pour un samoussa)

Difficulté : 2/3

Coût : 1/3

Ingrédient : 1 feuille de samoussa

 

1. Coupez une feuille de samousa ronde en deux.

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2. Pliez en deux la feuille de samousas pour former une double couche.

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3. Mettez de la farce sur l’extrémité gauche de la feuille. Pour des idées de farce, vous pouvez consulter les autres fiches cuisines.

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4. Repliez la feuille de samousa sur le côté droit pour former un triangle. Fourrez à nouveau le triangle si nécessaire avec un peu plus de farce pour qu’il soit bien rempli.

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5. Continuez les pliages en triangles jusqu’à ce qu’il ne reste plus assez de feuille pour faire un triangle.

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6. Mettez de l’oeuf ou un mélange à base d’eau ou de farine sur l’extrémité restante de la feuille de samoussa, puis collez cette partie sur le triangle.

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7. Le samoussa est prêt à cuire.

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8. Faites cuire le samoussa dans une poèle avec un peu d’huile jusqu’à ce qu’il soit doré.

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lareunionmaurice @ 15:41
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Le marché de Saint-Paul – Ile de La Réunion

Posté le Vendredi 19 février 2010

Le marché de Saint-Paul vaut absolument le détour.  Dès que vous pénétrez dans les étales de ce marché, vous entrez dans une festivité de couleurs et de senteurs. Fruits, légumes, artisanat, vêtements, vous trouverez tout sur la Réunion.

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Vous pourrez donc remplir vos valises de cadeaux avant de repartir. Si vous avez le temps arrêtez vous devant un marchand de fruits et légumes. C’est l’occasion de déguster des produits que vous ne trouverez pas en métropole. Par exemple, par curiosité, goûtez le pitaya, un fruit exotique rouge à chair blanche, parfois rouge. Au goûter, sa texture ressemble à celle d’un kiwi. Par contre, l’extérieur est meilleur que l’intérieur. Dès que vous le mettez en bouche, il sera bien difficile de trouver la saveur. Simplement une expérience gustative.

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Rendez vous donc dans le centre ville de Saint-Paul tous les vendredis, du matin jusqu’à 16h.

lareunionmaurice @ 9:40
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La route des volcans – Ile de La Réunion

Posté le Vendredi 19 février 2010

Que faire à La Réunion quant il pleut ? Nous vous conseillons de traverser la route des volcans. Direction l’est de l’île. La première coulée de lave la plus visible et la plus  impressionante est celle de l’éruption de 2007. Comme la lave est encore chaude, sous l’effet de la pluie, des fumées s’évaporent. Forcement quant il fait beau, on ne peux pas observer ce phénomène. Donc, à voir absolument sous la pluie !

                     Coulée de lave de 2007 encore chaude

Par contre, interdiction  de marcher dessus ! Pour pouvoir enjamber cette roche noire, il faut continuer vers Sainte Rose où l’on peut alors découvrir la coulée de 2002. Des pousses de fougères font déjà même leur apparition sur la lave solidifiée. Sur cette route, vous pourrez observer également les coulées de lave de 1998, 2004 et 2005.

lareunionmaurice @ 8:40
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Trop de chiens écrasés sur les routes réunionnaises !!!

Posté le Vendredi 19 février 2010

Un après-midi, de bonne humeur, nous sautons dans la voiture, direction la plage. Les petits oiseaux chantent gaiement dans le ciel, le soleil brille de mille feux, bref, tout est idyllique. Nous nous engageons sur la route des Tamarins, cette 2×4 voies inaugurée il y a quelques mois. A mi-chemin, nous apercevons sur le bas-côté la carcasse d’un gros chien, visiblement fauché il y a peu de temps par un véhicule qui nous devançait. Un autre animal gît un peu plus loin. Et nous nous souvenons que, quelques jours auparavant, nous avions vu le cadavre d’un jeune berger allemand en plein centre-ville de Saint-Gilles-les-Bains.

Il est vrai que, comme dans beaucoup d’îles, il est difficile de contenir la prolifération des chiens errants. Mais est-ce une raison pour foncer tête baissée, confortablement assis dans son Range Rover ?

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Ce qui nous répugne, c’est le fait que les carcasses d’animaux fauchés par les voitures ne sont pas ramassés par les services d’hygiène du département, ils pourrissent au soleil pendant des jours et des jours. Nous n’avons rien à envier aux pays en développement, de ce point de vue là. Avec les chaleurs que nous connaissons durant le mois de février à La Réunion, le climat est propice au développement de maladies en tous genres. Ces carcasses, si certaines resteront sur le bord de la route jusqu’à la disparition totale de toute trace, d’autres se retrouveront jetées dans l’une des nombreuses ravines de l’île. Et aux premières fortes pluies, elles seront déversées dans le lagon.

Bon courage au nouveau préfet qui vient d’arriver sur l’île, il y a du travail à faire dans ce domaine…

 

lareunionmaurice @ 8:35
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L’Igloo – Ile de La Réunion

Posté le Vendredi 19 février 2010

Envie de fraîcheur sous cette chaleur torride ? De passage à Saint-Denis ? Nous vous proposons d’aller déguster une glace à l’Igloo. 

Vous y trouverez une multitude de parfums pour tous les goûts, de la simplicité avec le citron, le chocolat et la passion à l’originalité avec le chewing-gum ou le fromage blanc. Envi d’autre chose ? Ce glacier propose également des snacks.

Question prix, c’est plus que correct. Question service, le temps d’attente est parfois long, la file étant aussi très longue. Mais on sait pourquoi !

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Rendez vous donc au 67 Rue Jean Châtel à Saint Denis. Ouvert tous les jours de 11h à 00h et le dimanche et les jours fériés de 15h à 00h.

lareunionmaurice @ 8:30
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