Attention, requins méchants – Île de la Réunion

Posté le 24 février 2010

Depuis 1980, 24 attaques mortelles ou blessantes de requins ont été recensées à l’île de la Réunion, ce qui en fait l’endroit au monde le plus touché par ces violentes attaques.

- 38 % d’entre elles concernent des surfeurs, bodyboardeurs et véliplanchistes

- 33 % des baigneurs et pêcheurs à pied

- 24 % des chasseurs sous-marin

- 5 % des plongeurs avec bouteilles.

Ne rentrent pas dans ces chiffres quinze cas de prédations considérées comme posthumes, c’est-à-dire d’attaques sur des personnes mortes noyées. Il n’est pas exclu, cependant, que certaines de ces victimes aient été dévorée de leur vivant.

 

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Pour les baigneurs qui respectent la baignade dans les eaux protégées par la barrière de corail, le risque est pratiquement nul. Pour les aventuriers, il faut rappeler que les attaques de requins concernant l’île de la Réunion se font principalement à une profondeur moyenne de 4,5 mètres et à une distance des côtes de 35 mètres, dans les eaux troubles de préférence, à proximité de ravines ou de rivières.

 

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En effet, le relief de l’île est entaillé de nombreuses et profondes ravines où vont s’entasser des ordures ménagères (sans commentaire). Le problème est que ces ravines drainent l’eau pluviale, emportant avec un débit sporadique tous les déchets organiques (cadavres d’animaux domestiques, reliquats de nourriture…) et tous les organismes comme les crapauds, les lézards ou les escargots piégés par ces débits torrentiels jusqu’à la mer. Cet apport va créer en quelque heures les bases potentielles d’une chaîne alimentaire. Dans les eaux troubles, chargés de particules minérales et organiques après de fortes pluies, des attaques sur l’homme sont dès lors possible et s’expliquent de façon logique. 

 

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Quand les six sens des requins captent et analysent la situation présente, la réponse de l’animal est en relation avec son environnement. La morsure étant un des moyens de défendre son territoire ou alors de se procurer à manger. Un nageur, surfeur, véliplanchiste entraîne des perturbations dans  le milieu, qu’elles soient visuelles, sonores, odorantes ou tactiles. Ces agressions ne sont pas dirigées contre l’homme, elle le sont en prévision d’une éventuelle attaque à leur encontre, d’une défense de leur territoire ou tout simplement d’un simple prélèvement alimentaire, geste vital et primitif. Le problème est que la puissance de ces animaux fait que chaque attaque sur l’homme conduit à des dégâts considérables.

 

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